Archive for Sur le fil [Internet]

Je me sens bien ici …

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Le dilemme de l’écrivain

En attendant que grâce à Lady Coccinelle (c’est moi qui le dit), je réponde à de chouettes questions inattendues, allez voir Emmanuelle Urien (enfin, son site).

Pour ceux qui ne le savent pas, quand je serai grande, je veux être écrivain (et même romancière, mais je chipote). Le problème (l’UNIQUE problème bien sûr, ne pensons pas à un manque de talent ou de travail, nous sommes au-dessus de tout cela nous les écrivains qui n’avons rien écrit sauf notre blog, un roman inachevé et les poèmes de nos quinze ans), c’est que je suis avant tout une grande lectrice. Et que ma façon de savoir si j’ai rencontré un écrivain, c’est qu’une fois que je l’ai lu [oui parce que quand je dis « rencontrer un écrivain », ça veut dire lire et aimer et être emportée et relire. Ca veut pas dire qu’on a pris un café en vrai, la plupart du temps], c’est quand je n’arrive plus à écrire parce que je ferais rien qu’à écrire comme lui à la fin.

Par exemple, en première (je crois), on a bossé sur l’oeuvre de Senghor. Olalalala c’est un écrivain, voyez-vous. Et bien en marge de mes disserts sur Senghor, en rouge en bas de la note, la prof m’avait écrit un truc du genre « C’est marrant Zelda (oui on était une petite classe, toussa), tu écris un peu comme Senghor quand tu parles de lui. Tu m’avais fait le même cirque pour Camus, gare à tes fesses au bac« .

Dans ces conditions, vous comprendrez qu’entre écrire et lire, il faut choisir. Ou compartimenter, mais je suis pas très forte pour ça. Et moi, renoncer à lire … Bon, il faudra, pour mettre mon Oeuvre au monde (Notez la majuscule. essentielle, la majuscule.) Mais en attendant de trouver le truc ou de ne plus avoir rien à lire (oui, je sais), je lis.

Et j’ai lu Emmanuelle Urien (enfin, son dernier recueil, j’en reparlerai)
Et je suis pas prête de m’y mettre.

(sauf que peut-être, si quand même).

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Affolement dans les flux

Cher petit blog,

Tu m’agaces. Cela fait trois ans et quelques que, cahin-cahant (c’est joli comme expression ça, cahin-cahant, tu sais d’où ça vient ?), on fait un bout de route ensemble. D’abord je t’ai caché, il n’y avait que le Taffreux et des anonymes (en fait ils avaient des noms, mais je connaissais que leurs pseudos) qui te lisaient. Je me cachais aussi derrière toi, je faisais ma légère, ma rigolote, ma cynique parfois, ma grande fille toute simple qui s’étonne d’être compliquée.

Puis comme tu étais quand même très moche, je t’ai déménagé, sur les conseils de Julie. Dans cette deuxième peau, tu as pris un peu plus tes aises, tu as bourgeonné de recettes de cuisine, de billets à vocation humoristique, de tranches de vie, de paroles de chansons. J’ai rencontré des vrais gens derrière les anonymes, ils m’ont apprivoisée, certains se sont ancrés dans ma vie, d’autres sont repartis et certains me manquent, mais je suis joyeuse de tous. Et puis, à un moment, des pas-anonymes ont eu mon adresse (pas parce qu’ils sont futés, parce que je leur avais donnée).

Dans le même temps, ma vie a tremblé, et j’en ai parlé, alors que jusque là, malgré les apparences, je n’avais pas franchi la porte de ma propre discrétion. Tu es devenu un intime, un confident au lieu d’être juste le copain qu’on voit dans un café. Je t’ai beaucoup dit de ce qui me déchirait, de ce qui m’illuminait aussi. J’ai parlé de rupture, d’amour, de chagrin, de peurs.

Comme je ne pouvais pas tout dire non plus, j’ai ouvert un blog secret, pour les billets les moins avouables. Puis je me suis sentie mal de tout ce débordement et je t’ai abandonné.

Par quatre fois j’ai été encore infidèle, sur quatre blogs différents : sur l’un je parlais écologie, sur un autre Toulouse, sur les restants d’un peu de tout. Mais je ne te retrouvais pas, tu me manquais un peu, et je me sentais dispersée. Je t’ai retrouvé, nous avons déménagé. Et c’est sur un autre ton que nous avons renoué le dialogue, un ton plus écrit, moins ouvert à l’autre.

Tu m’agaces, donc. Je t’aime bien, tu fais un peu partie de moi,  mais je te trouve un peu snob, un peu hautain. Et puis tu ne me laisses jamais en placer une sur ce qui me touche au plus près : mon boulot de professeur-documentaliste, mon engagement d’objectrice de croissance, le combat antipub …

Je ne vais pas te fermer encore une fois. Nous allons sans doute déménager, puisque l’ami Mille-Pattes m’a concocté un design qu’il est trop bien (oui et je dis « qu’il est trop bien » si je veux, décoince toi un brin), mais avant ça, et après aussi, on va de nouveau parler écologie, militantisme, éducation aux médias et tout le tintouin. Et je vais de ce pas (enfin le prochain, parce que là, je devrais être en train de bosser une séance sur la lecture d’image justement) récupérer à droite et à gauche les billets de mes autres blogs qui en valent la peine, avant de les détruire.

Cher blog, j’espère que tout cela te plaît. Moi, je suis enthousiaste.

Je t’embrasse le pixel,

zelda.

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La soupe à l’engrais

Un petit fumet de soupe à la grimace …

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Bon ben voilà …

J’avais écrit une belle longue note sur comment j’aime l’homme que j’aime, ou comment l’amour à travers moi se porte vers lui.

Et puis ma session Internet a planté, et puis l’agencement des mots est perdu.

Et je me demande si, quand on essaie d’être attentif aux signes, celui-là en est un …

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