Archive for juillet, 2007

Billet pratique

Pour cause de vacances bien mûres, mon accès à Internet est limité … Désolée de ne pas répondre pour le moment à vos commentaires – Milanou et Anna … juste merci, mais alors un très grand merci gorgé de la chaleur de votre amitié, et ce n’est pas rien !

Même chose pour ceux qui me mailent …

Sûrement un billet par ci par là durant l’été, mais surtout, rendez-vous en septembre ! Que la saison vous soit fructueuse …

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Billet tourneboulé

Retour en haut à droite. L’appel du passé, depuis le gros classeur qui renferme ma correspondance adolescente, de seize à vingt ans. Lettres de Pas, de mes amis d’alors, poèmes inspirés d’Aragon, de Senghor, et même un début de roman « dunien » … et ses lettres à lui.

Il est temps de me confronter à moi-même, à celle que je fus. J’ouvre le classeur. Je lis les mots, ses mots. Lettres magnifiques, folles, brûlantes, gorgées d’amour et d’espoir fous, totaux, embrassant le futur, passant au travers de toutes les contradictions. Lettres d’amour et d’humour mêlés, si pleins et si entiers que mes questions, loin de s’apaiser, redoublent.

Que nous est-il arrivé ? Qu’est il arrivé qui ne puisse se reproduire ?

Dire que j’ai peur serait un mi-mensonge. Je suis détachée comme devant un désastre qu’on n’a su éviter, fataliste après coup. Abîmée : dans l’abîme.

Il faut, il me faut, comprendre.

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Billet triste

Je voudrais allonger le bras, toucher son dos, mais il a mis du tissu en barrière entre nos tristesses trop perméables. Si je tendais la main mes doigts ne rencontreraient pas sa peau.

Je devine dans l’obscurité d’avant l’aube les traits de son corps, à un souffle de moi, si loin. Pourtant mon corps veut s’apaiser contre le sien, contre la chaleur calme, la quiètude tiède de sa peau, contre sa solidité qui m’émeut autant que sa fragilité, plus qu’une dérobade.

Il s’est réfugié dans le sommeil, en chien de fusil, comme un enfant. Je ferme les paupières, fort, pour trouver la force de ne pas rompre nos nécessaires isolements.

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Billet bavard

Envie d’écrire et pas grand chose de structuré en tête. Tant pire 😉

Ma nouvelle colocataire a emménagé, et si cette fois ça ne marche pas je me résigne à être faite pour vivre seule ou en couple. En quelques minutes, le salon, pièce morte, s’est animé, j’ai plus fait la cuisine en trois jours que ces trois derniers mois, et il y a eu des rires et des confidences et des chansons et même une dispute (Nota Bene : il faut que j’apprenne à me disputer sans que mon coeur s’effondre). Bref, c’est vivant et complice et humain.

Je me sens adolescente, j’écoute le premier album de Saez comme en terminale, j’ai envie de pleurer – un peu parce que j’ai mal aux yeux, un peu d’émotion, beaucoup de fatigue, une amitié a tourné court, je crois, et j’ai envie de m’en expliquer avec l’ami manqué. Le temps aussi est adolescent, novembre au petit-déjeuner et mai pour le goûter.

J’ai pris mon après-midi pour mettre un peu d’ordre dans mes papiers, l’appart et mon cirque personnel, et je ne me sens pas encore en vacances. Je voudrais les bras de l’homme de la lune autour de moi, mon visage contre son torse, son odeur.

Je lis les carnets de Joann Sfar, et j’aimerais savoir dessiner, juste un peu. J’écoute la voix de ma coloc et j’aimerais savoir chanter. Je complexe un peu, pas trop. Je voudrais écrire, mais j’ai plein de bricoles urgentes à faire.  Alors je m’asseois par terre et je m’entoure de papiers que je trie, un oeil sur msn.

Je crois que tout simplement, cet après-midi, j’ai besoin de m’ennuyer. De vivre ce que Joann Sfar appelle « un interstice de Moïse », un moment gratuit, volé sans faire exprès, un trou d’air dans une vie un peu trop remplie. Vite, vite, avant que la vie, les autres, reviennent, m’apprivoiser un peu.

Noun remarque que depuis qu’elle lit les blogs via un agrégateur, elle ne laisse guère de commentaires. Je fais pareil, et je crois qu’on est nombreux dans ce cas – mais je te lis toujours avec grand plaisir (parfois un peu douloureux), Noun (et Ada, et plein d’autres). Mais l’urgence et la paresse conjuguées …

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