Billet furieux

J’éclate ma colère, je fracasse mon chagrin, quand tout sera dévasté, il ne restera que moi.

Ne m’approchez pas, je vous ferais mal. J’ai besoin d’être mauvaise, je mords la chair qui dépasse, elle se déchire sous mes dents. Ma fureur me dépasse, déplace les limites de mon corps : immense soudain, j’enflamme tout ce à quoi je tiens, je le hache, le brise contre mes blessures.

Seule je me livre au combat, non plus contre ma rage mais en elle, je la laisse m’emporter, me guider.  Son enivrement est  de ceux dont on se réveille le coeur en miettes. Au moins aurai-je été grise de quelque chose.

De très haut, un oiseau à l’oeil froid observe le tumulte.

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