Archive for mai, 2006

Fleurs de peaux

Huit heures du matin. J’aurai donc dormi trois petites heures : la pépite d’émotions qui irradie depuis mon plexus me refuse davantage de sommeil. Puisque nous ne sommes jamais d’accord, je me demande s’il a trouvé regrettable ce moment sublime. La sensation tenace que nous ressentions précisément le même trouble : l’hésitation fugace à ouvrir un peu plus cette porte, la volonté de ne pas tricher, ma fuite obligatoire. Ce sentiment de grâce ne m’a pas quittée pourtant, malgré la lumière crue de l’escalier, le retour chaotique, et même ma courte nuit ; il est encore en moi ce matin.

 

Oh, ce n’était même pas du désir, tant cet instant était rond, complet, entier ; c’était de la joie, une confiance absolue, exigeante, qui n’est pas l’absence de vulnérabilité mais son acceptation. De l’abandon, enfin …

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