Il est bientôt 19hoo, mon train va entrer en gare. Après une heure et demie passée dans son estomac, je ne suis pas mécontente de retrouver Toulouse …
Les champs ont fait place aux immeubles, qui défilent de plus en plus lentement, puis s’immobilisent. Tiens, c’est étrange, on n’est pas tout à fait en gare.
“Mesdames et messieurs, suite à une alerte à la bombe, la gare de Toulouse est actuellement évacuée. Nous sommes arrêtés en pleine voie, veuillez pour votre sécurité ne pas tenter de descendre. Nous vous tiendrons au courant dès que nous aurons de plus amples informations.”
Bon, je préviens ma coloc de mon retard, je reprends mon bouquin. On est le 11 septembre et la parano règne. Moi que tout effraie dans la vie, je n’ai pas de ces peurs là, d’une mort brutale et si peu probable.
Sauf que cette fois, je voudrais l’appeler, pour lui dire encore une fois comme il a tout changé pour moi, en moi. Je ne le fais pas. J’ai peur de l’ennuyer, et puis le scénario embaume le mélo. Et, si je lui décris la situation, il va en être inquiet.
Sauf que cette fois, en pensant à lui, l’angoisse est montée, insidieusement.
Je ne l’ai pas appelé, le train est reparti, il ne s’est rien passé.
Sauf en moi, cette interrogation : aujourd’hui, à cause de lui, grâce à lui, tiendrais-je à la vie ?
Pas a dit
Je me suis déjà retrouvé dans une situation (pas tout à fait) analogue. Une fois, j’ai eu peur dans le métro. Et je me suis demandé qui est-ce que je devrais appellé s’il ne me restait qu’un coup de fil. Ma chérie pour lui dire une dernière fois que je l’aime ? Mes parents pour leur dire qu’ils ont fait de leur mieux pour moi et que je suis (j’étais ?) heureuse de ma vie d’aujourd’hui ? Mon filleul pour qu’il ait un dernier appel, un dernier souvenir de sa marraine ? Personne pour ne de vexer personne ?
Puis, je me suis dit qu’en fait je n’appelerai personne parce qu’il y a toujours l’espoir que tout aille bien …
Quand je te lis, tu me donnes envie de re-bloguer
Mema a dit
tien tien, j’avais perdu le fil et je suis heureuse que tu sois passée par chez moi pour me redonner le sens de la bobine;
Heureuse de suivre à nouveaux ta plume…
Floh a dit
Mais j’espère bien que tu tiens à la Vie!
Et puis ce n’est jamais ridicule d’appeler pour dire à quelqu’un qu’on l’aime…Et qu’on pense à lui à ce moment-là, comme dans d’autres moments…
Bises ma belle
zelda a dit
Pas : Alors re-blogue ! J’aime beaucoup ta conclusion optimiste.
Mema : Contente de te voir ici aussi ! Tu me fais penser qu’il faut que je mette à jour mes favoris d’ailleurs …
Floh : Et bien figure toi que j’ai mis des années à me l’avouer, que je tenais à la vie (ou à le ressentir ?)
Bises aussi !