Un peu comme Chulie, mais pas pareil.
A l’approche de mes 25 ans, soudain, je me suis sentie vieille. Mille hivers pesaient sur mes épaules. J’étouffais sous trop d’hibernation, trop de cris ravalés, de pleurs séchés sur l’oreiller avant le réveil. A 25 ans j’ai fui, et pendant un an mon âge m’a poursuivi comme une bête fureteuse et entêtée, à coup de ” déjà manqué”, de “bientôt trop tard” …
Aujourd’hui, j’ai 26 ans. J’ai rencontré des enfants avec dans les yeux plus de vies que les chats, plus d’années de bohème que les chansons, autant d’expérience que les arbres. J’ai fait des folies et inventé des sagesses. J’ai tout risqué sans rien miser, c’est moi que j’ai posée, nue, sur la table.
Je me sens très jeune, très vulnérable et très forte.
Anne a dit
Aujourd’hui, aujourd’hui ? Bon anniversaire, alors.
J’ai trouvé que c’était de mieux en mieux, à partir de 25, en fait.
Profite bien, quoi qu’il en soit. Parce que ce qu’on en pense n’est pas très important, ce qui compte c’est d’en jouir autant qu’on peut, non ?
Chulie a dit
Je ne m’en souvenais plus…
zelda a dit
Anne : Ah non c’est pas aujourd’hui, mais merci
Oui, on me l’a souvent dit, que c’était de mieux en mieux, la vie, à partir du quart de siècle. Mais, va savoir pourquoi, moi qui ai détesté mon enfance et supporté mon adolescence, j’ai particulièrement souffert de 25 à 26 ans. Peut-être (enfin !) les fameuses “douleurs de croissance” …
Chulie : C’était une jolie conversation.