Retour en haut à droite. L’appel du passé, depuis le gros classeur qui renferme ma correspondance adolescente, de seize à vingt ans. Lettres de Pas, de mes amis d’alors, poèmes inspirés d’Aragon, de Senghor, et même un début de roman “dunien” … et ses lettres à lui.
Il est temps de me confronter à moi-même, à celle que je fus. J’ouvre le classeur. Je lis les mots, ses mots. Lettres magnifiques, folles, brûlantes, gorgées d’amour et d’espoir fous, totaux, embrassant le futur, passant au travers de toutes les contradictions. Lettres d’amour et d’humour mêlés, si pleins et si entiers que mes questions, loin de s’apaiser, redoublent.
Que nous est-il arrivé ? Qu’est il arrivé qui ne puisse se reproduire ?
Dire que j’ai peur serait un mi-mensonge. Je suis détachée comme devant un désastre qu’on n’a su éviter, fataliste après coup. Abîmée : dans l’abîme.
Il faut, il me faut, comprendre.
Chulie a dit
Quelque chose que j’aimerais faire aussi, mais plus tard.
zelda a dit
Oui … c’est un peu comme les ricochets (en tous cas pour moi, pour l’effet que ça me fait), mais en beaucoup, beaucoup plus fort. Mieux vaut avoir fait son bout de chemin par soi-même avant …