Archive pour juin 5, 2007

Le droit au chemin

Rapoza s’interroge dans son dernier billet sur la différence de rythme entre elle et son homme dans le processus de simplification volontaire. Cette différence de rythme, qui existe très souvent dans les couples simples-et-volontaires que j’ai pu rencontrer, crée en effet des tensions : réticence et frein de la part de celui qui est “entraîné”, frustration de la part de l’autre, qui souvent est “l’inventeur” du processus au sein du couple.

Je ne vais pas tenter de donner ici des conseils, j’ai l’impression que l’homme de la lune et moi sommes incroyablement proches sur ce plan, mais cette impression est d’autant plus facile (ou trompeuse) que nous ne vivons pas ensemble, et n’avons donc pas à décider en commun du quotidien. Et puis, avec ma colocataire actuelle (absolument pas simple-et-volontaire), le dialogue n’a tout simplement pas été possible, donc je suis très mal placée pour donner des conseils à qui que ce soit (ça ne m’empêche pas de penser qu’il faut dialoguer, heing !)

Par contre, il y a quelque chose que j’ai entendu dans une réunion d’une asso écolo, et qui m’a fait énormément de bien (et aussi penser à Aventurine, mais c’est une autre histoire). Une jeune femme disait (en gros) : “Quand on dit qu’on est écolo, les gens ont des réactions étranges. Ils vous regardent de haut en bas, et vous disent, par exemple : “Mais pourtant, tu es venue en voiture ?”. Comme si, pour avoir le droit de croire en quelque chose, il faudrait être parfait dans son application. Et je crois qu’en fait, quand on fait cela, on se refuse le droit à l’utopie, c’est-à-dire qu’on se refuse le droit au chemin.”

Accordons-nous, accordons à nos proches, le droit au chemin …

Pistil, objectrice de croissance, venue en voiture, convaincue qu’il faut acheter local, mais ne sachant pas se passer de chocolat … (et coetera !)

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