Juin dernier. Il y a sept mois. Depuis quelques semaines je me dépouillais de ma vie, sans savoir vers où j’avançais. De plus en plus nue, pour une renaissance que je devinais sans comprendre.
J’ai caressé ton épaule avec ma joue, tu as posé ta main sur mon cou, et quelque chose a commencé. Tu me fais écouter ta musique, je t’invente un monde, nous avons marché des heures, avons invité l’autre dans les recoins les plus précieux de notre enfance, je t’ai regardé t’endormir, nous avons parfois peur de nous perdre, partageons des fous rires, et des silences gênés et des silences tendres, ne sommes pas toujours d’accord et défendons passionément nos points de vue. Tu m’as appris à dire que je suis heureuse, je te fais don de mon regard et tu y mesures combien ta beauté est troublante.
Et maintenant, mes envies de regarder un peu plus loin, de savoir ce que nous voulons. Et toi qui te cabre quand je piaffe d’impatience.
La vie, riche de ses peurs, de ses contradictions.