Senèque, salade en sachet et confiance en soi

Il y a quelques temps, Mary a écrit cet article qui a éveillé quelques réflexions en moi. Même si comme beaucoup je n’aurais pas utilisé le terme d’assistanat, il me semble qu’elle a mis le doigt sur quelque chose d’essentiel, dans la démarche de simplicité volontaire : la nécessité de (re)prendre confiance en ses propres capacités.

Nous vivons dans une société qui a tout intérêt à nous faire croire que nous ne sommes pas capables de grand-chose.*Dans certains cas, c’est justifié …* L’exemple qui me vient à l’esprit, c’est celui de la salade en sachet. Je me souviens que j’étais en troisième quand cette invention géniale s’est répandue. Je ne faisais guère la cuisine à l’époque, ma mère a adopté le principe, et l’essoreuse à salade a disparu de la circulation. Quand j’ai pris le pli de préparer mes repas, l’habitude était installée, et j’achetais donc de la salade en sachet.

*Mais accouche !*

Ce que je veux dire, c’est que j’ai réussi à me convaincre que laver une salade était compliqué, et que je ne savais pas le faire. A tel point que quand je me trouve devant une salade entière, mon premier réflexe est encore de demander à quelqu’un de s’en occuper !

Comme disait Sénèque *Merci Evene*, “Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles”. *Je doute qu’il pensait à la salade en sachet …*

Et il me semble que dans ma démarche de SV, il y a une foultitude de cas où le plus difficile ne sera pas proprement de faire moi-même les choses que je laissais à d’autres, mais simplement de me rendre compte que je peux faire ces choses moi-même. Coudre un bouton. Faire mes pâtes, mes biscuits (pas mon pain, j’aime trop celui de mon boulanger). Faire pousser des trucs.

Bon, c’est pas tout ça, j’ai une salade à laver moi !


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